
L’effort majeur de développement accompli par les pouvoirs publics après la récupération en 1975 des provinces du Sud a été essentiellement concentré en milieu urbain. Ce dernier était en effet le mieux approprié pour une mise en place rapide des éléments de base nécessaire pour l’émancipation de ses provinces. Ainsi, quatre pôles urbains, Laâyoune, Boujdour, Dakhla et Essemara ont principalement bénéficié des investissements très importants consentis en matière d’infrastructures techniques, d’équipement collectifs variés (éducation, santé, culture, administration…) et d’éléments de confort urbain, pour s’ériger aujourd’hui en véritables piliers de l’armature urbaine de la région Sud.
Ce contexte régional fait apparaître les éléments suivants :
- Des taux d’urbanisation et de croissance urbaine exceptionnels par rapport au reste du pays,
- Une concentration massive d’infrastructures et d’équipements socio-collectifs dans les 4 villes citées et essentiellement à Laâyoune, rendant ces dernières fort attractives pour les populations de la région en phase de sédentarisation prononcée, voie totalement accomplie.
- En contrepartie, cette concentration démographique et socio-économique met en relief une problématique afférente à la maîtrise de la croissance urbaine qui se traduit principalement, aujourd’hui, par la nécessité impérative de juguler le phénomène de l’habitat insalubre.
Une infrastructure urbaine de pointe-facteur de sédentarisation
Dans l’environnement naturel désertique du Sahara, les infrastructures vitales et le confort urbain des villes et de la capitale régionale en particulier, sont un facteur d’attraction de premier ordre, qui agit en faveur de la sédentarisation des populations locales et influence sensiblement les flux migration régionaux. Les réalisation considérable de l’état durant les vingt cinq dernières années en terme d’équipement des villes confirment ce phénomène, d’autant plus que Sa Majesté le roi MOHAMMED VI a lancé de nouveaux chantiers lors de sa dernière visite à Laâyoune : doublement de la capacité de la station de traitement d’eau, nouvelle unité de production d’énergie électrique, plusieurs équipement socio-collectifs d’envergure…
En effet, l’assainissement, l’eau potable courante, l’approvisionnement stable et sécurisé en électricité, ainsi que les routes et avenues aménagées déterminent la fixation des populations dans les quatre grandes villes du sud et ce, même quand les espaces d’habitat viabilisé font défaut. La production d’espaces résidentiels est en deçà du rythme imposé par les flux de populations : un problème de maîtrise de croissance urbaine est clairement mis en évidence.
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