
A - Présentation générale
B – Milieu naturel
a – Relief, climat et ressources en eau
b – Faune et flore
c – Richesses du sous-sol
C – Population, histoire et organisation sociale
a – Découpage administratif et principales villes
b – Démographie
c – Histoire, société et héritages culturels
D – Economie
a – Agriculture, élevage et pêche
b – Energie, mines et industries
c – Infrastructures et urbanisation
d – Commerce, artisanat et activités de service
e – le secteur du tourisme
E – Environnement et développement durable
A - Présentation générale
Les provinces du Sud du Royaume couvrent une superficie de 416.474 Km², soit environ 58,6% de la superficie nationale.
La population de ces régions est estimée à 817.929 habitants, soit 2% de la population totale du Royaume.
Les provinces du Sud du Royaume comprennent les régions de Guelmim-Es-Semara, de Laâyoune-Boujdour-Sakia-El Hamra et de Oued Eddahab-Lagouira.
La région de Guelmim-Es-Semara qui s’étend sur une superficie de
133.730 km2 est délimitée au nord par la région du Souss-Massa-Draâ, au Sud par la région de Lâayoune-Boujdour-Sakia El Hamra, à l'Est par la frontière algérienne et à l'Ouest par l'Océan Atlantique et par la région de Lâayoune-Boujdour-Sakia El Hamra.
Située dans la partie centrale du Sahara marocain, la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia-El Hamra s'étend sur une superficie de 139.480 Km² et est délimitée au Nord par la région de Guelmim-Es-Semara, au Sud par la région de Oued Eddahab-Lagouira, à l'Est par la Mauritanie et à l'Ouest par l'Océan Atlantique.
Avec une superficie de 142.865 Km², la région de Oued Eddahab-Lagouira est baignée à l’Ouest par l'Océan Atlantique, délimitée au Nord par la région de Lâayoune-Boujdour-Sakia El Hamra, et au Sud par la Mauritanie.
L’écosystème des régions du Sud associe un domaine saharien montagneux, une zone saharienne très aride à l'Est et un désert côtier plus tempéré et humide à l'Ouest.
Sur le littoral, les températures varient entre 19°C et 30°C. Cependant, plus on se dirige vers l’Est, plus les températures augmentent, pouvant aller jusqu’à 50°C.
Le relief de ces régions est constitué à l’Ouest d’un plateau traversé par des oueds asséchés, de quelques dunes, ainsi que de falaises. Ces régions sont par ailleurs marquées par de grandes dépressions telles que les graïrs et les sebkhas, qui sont en faits des lacs temporaires dont l’évaporation libère des efflorescences salines. Le relief de la partie orientale de ces régions est constitué de la dorsale de Réguibet, située entre Zemmour et Tichla.
La pluviométrie et les ressources hydriques souterraines, bien que peu abondantes, alimentent en eau les oasis et terres cultivées de ces régions et permettent la constitution d'une végétation, composée essentiellement de thuya, de genévrier, d'acacia et de tamarix, végétation qui sert de pâture au cheptel des éleveurs.
L’économie des Provinces du Sud du Royaume repose essentiellement sur la pêche maritime. Cette activité revêt une importance stratégique, du fait qu’elle représente le principal secteur à effet d'entraînement immédiat sur les activités connexes (industrie de transformation, commerce) ainsi qu'en termes de création d'emplois stables.
L’artisanat est également considéré comme l’une des activités principales des provinces du Sud. En effet, la richesse des traditions nourrit un artisanat extrêmement varié. Cependant le développement de ce secteur reste largement tributaire du développement du tourisme.
Le tourisme, secteur clé de l’économie des régions du Sud du Royaume, est appelé à connaître un développement considérable.
Ces régions disposent en effet de toutes les potentialités d’une destination attractive et de plusieurs atouts pour séduire les touristes, nationaux et internationaux, à la recherche d'aventure et de dépaysement.
De ce fait, la promotion des richesses naturelles et culturelles de ces régions contribuerait, sans aucun doute, à garantir un essor économique considérable, et ce, à travers le tourisme saharien.
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B - Milieu naturel
a - Relief, climat et ressources en eau
Généralement plat, le relief des régions du Sud du Maroc est marqué par des hamadas, des regs, des ergs, des oueds ainsi que quelques élévations ne dépassant guère 600 mètres d'altitude.
Les hamadas, plateaux de dalles rocheuses, dominent la majeure partie du Sahara marocain. Le plus souvent calcaires ou gréseuses, elles sont parcourues par des oueds secs et peu profonds. Ces plateaux sont par ailleurs séparés par des espaces allant de 10 à 200 Km, occupés par des vallées escarpées, des ergs ou des regs.
Sur ces dalles rocheuses, la pluie donne vie à une végétation assez riche servant de pâturage au cheptel et de nourriture à la faune sauvage.
Anciens étangs asséchés, parfois parsemés de pavage de déflation, les regs constituent de grandes étendues de graviers et de cailloux.
En raison de la faiblesse de la pluviométrie, toute forme de vie, végétale ou animale, y est quasi inexistante. Cependant, il arrive que de rares orages éclatent durant l’été. La terre devenant vaseuse se dessèche peu de temps après, laissant apparaître une surface craquelée retenant la chaleur, même pendant la nuit.
Les ergs, immenses étendues de dunes nées de l'érosion et façonnées par les vents, s’étendent sur des centaines de kilomètres. Ils sont relativement pourvus d’espèces animales et couverts de végétation bénéficiant de l’humidité provenant des eaux de pluie et conservée par les dunes.
Les ergs sont ponctués de points d'eau rares et souvent obstrués par les sables. Quelques mares, peuvent cependant se former après les pluies, accueillant ainsi, pendant plus de trois mois, des campements de nomades et ce, jusqu’au tarissement de cette ressource.
Les ergs subissent l’influence de vents fréquents et de tempêtes qui déplacent les dunes en soulevant le sable à plus de 300 mètres.
La région compte trois élévations résiduelles. Le Jbel Bani et le Jbel Ouarkziz, entourent la vallée de l'Oued Draâ et constituent le prolongement de l'Atlas saharien jusqu'à l'Atlantique. Le Zemmour, quant à lui, traverse la frontière marocaine vers la Mauritanie en passant par Zoueyrate.
Ces élévations sont marquées par des cols facilitant ainsi le passage d'une vallée à l'autre.
Le climat des provinces du Sud reste relativement modéré et varie en fonction des latitudes et de la proximité de l'océan.
Le climat de la région de Guelmim-Es-Semara est typiquement saharien. Soumise aux influences contrastées de l’Anti-Atlas, connu pour son climat aride, et de l’ouest, tempéré par la fraîcheur Atlantique, cette région est marquée par des étés chauds et secs et des hivers froids. Les vents dominants soufflent du côté Ouest (Gharbi) et du côté Est (Chergui).
Par ailleurs, la présence des anticyclones dans cette région rend les précipitations très rares.
La région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra, est quant à elle grandement influencée par la fraîcheur de l’océan qui se fait sentir sur une bande côtière d’une largeur d’environ vingt kilomètres. En effet, sur le littoral, l’amplitude thermique annuelle moyenne est de 10°C durant la saison hivernale et de 25 °C durant la saison estivale.
Au-delà de cette bande côtière, et plus à l’Est, le climat devient plus aride.
Dans la région de Oued Eddahab-Lagouira, la bande océanique se caractérise par un climat tropical tempéré cependant par un courant froid en provenance des îles Canaries.
La moyenne des précipitations y est très faible, elle est de l’ordre de
250 mm/an et varie d’une année à l’autre.
Cette partie de la région se caractérise par l’humidité, donnant lieu durant la nuit à de la rosée bénéfique pour l’agriculture et la régénération des parcours pastoraux.
Sur la frange côtière, les températures, constantes toute l'année, sont clémentes. Elles varient entre 16 et 17°C durant la saison hivernale, mais ne dépassent guère les 25°C durant la saison estivale. A mesure que l’on s’éloigne de cette bande vers l’intérieur de la région de Oued Eddahab-Lagouira, l'humidité atmosphérique baisse de plus de 30%.
Par ailleurs, l'hydrographie des régions du Sud du Royaume se caractérise par la variété des oueds, dont certains restent secs pendant plusieurs années, alors que d'autres sont alimentés par les pluies des orages.
Les oueds du littoral bénéficient des pluies d'hiver, mais ils n’atteignent la mer que rarement. Les oueds de l'intérieur, qui coulent vers l'Est, se perdent quant à eux dans le sable, s'évaporent sous la chaleur ou s'infiltrent dans les crevasses pour alimenter les nappes phréatiques.
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b - Faune et Flore
La flore adaptée au climat des régions du Sud est constituée notamment, d’acacias, arbres de la famille des mimosoïdées, de tamarix, arbres ou arbuste à fleurs blanches ou roses disposées en grappes terminales, de gommiers, reconnus à leurs petites boules de gomme douce et à leur attrayant feuillage automnal, d’arganiers, ainsi que d’arbustes épineux.
La végétation de ses régions compte aussi des crucifères et des ombellifères.
La faune quant à elle, compte une variété d’animaux, tels que les gazelles, les antilopes, les hyènes, quelques mouflons, outardes, buses et ourizines (ratel), des aigles et autres rapaces, ainsi que des serpents et autres reptiles.
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C – Population, histoire et organisation sociale
a - Découpage administratif et principales villes
S’étendant sur environ 58% de la superficie du Royaume, le Grand Sud comprend trois régions. A mesure que l’on se déplace vers le Sud, on traverse la région de Guelmim-Es-Semara, ensuite celle de Laâyoune-Boujdour-Sakia-El-Hamra et enfin la région de Oued Eddahab-Lagouira.
Ces 3 régions comptent 9 provinces subdivisées en 87 communes dont 17 urbaines.
Regroupant 5 provinces (Tata, Guelmim, Tan Tan, Es-Semara, Assa Zag) elles-mêmes découpées en 60 communes, la région de Guelmim-Es-Semara occupe 18,8% de la surface totale du Royaume soit une superficie de 133.730 Km².
Située sur la partie centrale du Sahara marocain, la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia-El-Hamra couvre 19,6% de la superficie nationale. Avec ses 2 provinces, Laâyoune et Boujdour, et ses 14 communes, dont 10 rurales et 4 urbaines, la région s’étend sur 139.480 Km².
Plus au sud, la région de Oued Eddahab-Lagouira, compte 2 provinces, Oued Eddahab et Aousserd, subdivisées en 13 communes, dont 2 urbaines. La région s’étend quant à elle sur 142.865 Km², soit environ 20% de la superficie du Royaume.
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b - Démographie
La population des neufs provinces du Sud du Royaume est estimée à 817.929 habitants, soit 2,7% de la population totale du Royaume.
Avec 584.992 habitants concentrés dans les villes, le taux d’urbanisation a atteint 70 %, d’où une densité ne dépassant guère 1,7 hab/Km².
A elle seule, la région de Guelmim-Es-semara rassemble plus de la moitié des habitants des provinces du Sud du Royaume. Cette région connaît une densité moyenne de 3 habitants au Km².
La région de Laâyoune-Boujdour-Sakia-El-hamra représente environ 29% de la population des provinces du Sud du Royaume avec une très forte concentration sur la ville de Laâyoune (87% de la population de la région).
La région de Oued Eddahab-Lagouira compte quant à elle environ 13% des habitants des provinces du Sud du Royaume.
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c- Histoire, société et héritages Culturels
Le patrimoine Hassani
Les traditions et les coutumes dans les provinces Sahariennes sont fortement imprégnées de la culture Hassani, culture riche et diversifiée.
Certaines de ces coutumes concernent le cycle de vie, à savoir le baptême (Akika), la circoncision, les fiançailles, le henné, le mariage, la mort et l’enterrement, d’autres ont trait aux moussems et aux mois sacrés tels que c’est le cas pour les mois de Chaâbane et de Ramadan, d’autres enfin sont en rapport avec l'art culinaire, la tenue vestimentaire (Mlehfa, Dera'ia et autres), le règlement des conflits tribaux "Aït Lerbe'in" et enfin les règles de l’hospitalité.
La littérature Hassanie faisant partie intégrante de la culture des populations du Sud, s’intéresse non seulement aux poèmes et aux proverbes, mais également à l’histoire, aux contes et aux énigmes.
La poésie, genre littéraire dominant la culture Hassanie, constitue un moyen d’expression artistique répandu dans les régions du Sud du Royaume et aborde des sujets variés, notamment les problèmes de l'Homme sahraoui, ses coutumes et ses traditions et contribue à l'animation de la vie sociale à travers des rencontres familiales et tribales mais également à travers des manifestations culturelles telles que les chants et les danses.
Les proverbes populaires occupent aussi une place importante dans la culture Hassanie et sont considérés comme source de sagesse.
Ces proverbes transmettent de génération en génération des leçons de morale issues principalement d'histoires véridiques et d'expériences individuelles et collectives.
Les contes Hassanis se caractérisent, quant à eux par la richesse des récits et de l’imaginaire de la population sahraoui. Ce genre littéraire offre au lecteur des histoires et des aventures pleines de divertissement.
(Source : Traduit du texte fourni par la délégation de la culture Laâyoune)
les danses
La danse fait partie intégrante des traditions des Provinces du Sud du Royaume.
La région de Guelmim-Es-Semara est connue par la célèbre danse de « la Guedra », danse pratiquée par les tribus arabes de Guelmim, Ksabi, Asrir et Assa. Les tribus berbères du Nord de la province, et plus particulièrement Bou Izakarne, sont quant à elles, connues par la danse du « Ahouach » de l'Anti-Atlas, danse pratiquée uniquement par les hommes, qui tout en formant une ligne droite, se limitent à une gestuelle des mains et des pieds, c’est le cas par exemple des Lakhsass.
La danse de « l’Ahouach » varie d’une tribu à l’autre. Des ressemblances peuvent cependant être remarquées. Ainsi, les Aït Brahim près de Tarhjijt réalisent un Ahouach semblable à celui des Taskiouine de la région d'Amizmiz.
Dans la province de Tata, trois sortes de danses sont pratiquées :
- « l’Ahouach », est courant dans le nord de cette province, plus particulièrement à Issafene, à Tagmoute et à Tata. Cette danse est exécutée au son des Taarijate, des Tbal, des Bendir et du Nakous par des hommes vêtus de blancs ou de gandouras bleues, comme c’est le cas chez les Tagmoute.
- « Lherma » est une danse pratiquée dans le sud de cette province par les Ida ou Blal et les Ouled Jellal, d'origine Arabes.
- La « Guedra » est pratiquée par une danseuse, qui par des gestes de la main bien étudiés, réalise une véritable chorégraphie. Le groupe musical tout en suivant le rythme de la danseuse, effectue des mouvements appelés "Tadaoui" accompagnés de chants collectifs "Hammayets" qui passent par trois étapes avant d'atteindre l'apogée avec les chants "Ahoutch". Le groupe musical est composé de plusieurs hommes formant un cercle, dont l’un « l’Ennakar », exécute tout au long de la danse un rythme régulier en frappant avec les "Maghazels" sur un tambour en poterie appelé "El Guedra", d’où le nom donné à cette danse.
La danse effectuée par le groupe Tissint constitue également une spécificité de la région. Cette danse, appelée danse du poignard, constitue un véritable rituel du mariage. Elle est exécutée par une rangée de jeunes filles, vêtues d’un costume de couleur indigo et parées de bijoux en argent. Une rangée d’hommes, placés en face de celles-ci, interprète la musique à l'aide de "bendir" et de "ganga".
la cérémonie du mariage
Fondé sur les préceptes de l’Islam, le mariage est fortement imprégné des valeurs ancestrales conservatrices. En effet, les futurs époux ne font généralement connaissance que lors des cérémonies du mariage, qui ont lieu, suite à l’accord des parents ou des personnes âgées de la tribu.
Durant cette cérémonie de connaissance, ont lieu ce qu’on appelle
"Al Haoussa" et "Tlissa".
El Haoussa est une pratique selon laquelle des femmes d’un rang social modeste, saisissent un objet de valeur, généralement le bijou d'une jeune fille et demandent à l'assistance de rivaliser pour restituer la valeur de celui-ci.
Cette pratique débute par l’expression "Chaîla Ras Naâma". Il s’agit en fait d’une association de la valeur sociale de la propriétaire de l’objet à la grande taille de l’autruche. Cette expression issue du dialecte Hassani est répétée plusieurs fois afin d’encourager l’assistance à restituer le bijou à sa propriétaire, acte appelé "Tlissa". Celle-ci peut parfois exiger des sommes considérables pouvant atteindre plusieurs milliers de dirhams. La personne qui offrira cette somme sera le prétendant qui devra alors déclarer sa volonté d’épouser la fille courtisée.
"Al Wajeb" et "D'foua" constituent d’autres spécificités du mariage dans les provinces du Sud du Royaume.
"Al Wajeb", présents offerts à la fiancée, consiste en un chameau et des caisses de pains de sucre.
Les "D'fouâ", qui sont également des offrandes, sont présentés après la fixation de la date du mariage, à la famille de la fiancée qui les donne à son tour en souvenir aux proches et aux amis, mais aussi à des personnes dans le besoin.
La dot de la mariée est par ailleurs constituée de 10 à 30 "Mlahefs", de sacs à main en cuir, de bijoux, de montres, de produits de beauté, de parfums et d’une variété d'encens, plus particulièrement le "Tidikt".
De nos jours, la richesse et la variété des biens constituant la dot de la mariée deviennent de plus en plus limitées.
Par ailleurs des conditions sont parfois exigées pour la conclusion du mariage. En effet, certaines tribus imposent que la future mariée réside dans le voisinage de la demeure parentale, cette condition imposée au mari est appelée "Ajmaj Al Khalfa", d’autres par contre exigent que le futur marié soit célibataire.
Les festivités ont lieu dans le domicile de la mariée et durent en général trois jours. La famille du mari, reçue chaleureusement par des "you you ", cris de joie exprimés par les femmes, est également accueillie par l’offrande de dattes et de lait. Par ailleurs, en signe d’amitié et de convivialité, "Al Bend" est présenté par la famille de la mariée. Ce tissu de couleur blanche est tiré de chaque côté par les deux familles cherchant chacune à se l’approprier. Cette tradition aurait pour finalité de consolider les liens d’affection entre celles-ci.
La cérémonie du mariage se déroule dans une ambiance de fête marquée par des chants accompagnés par la guitare et d’autres instruments de musique connus sous le nom d’ "Ardine" et de "Tidinit" et également par des danses folkloriques. Ce climat de fête est complété par "Lagtaâ", refrains poétiques fredonnés par les jeunes invités.
Le mariage dans les provinces du Sud du Royaume se caractérise également par "Al Faskha", cérémonie précédant "Erhil", date où la mariée rejoindra le domicile conjugal. "Al Faskha" consiste en effet, en des présents offerts à la famille du mari et comprenant notamment des tapis, des Mlahefs, des chaussures et un chameau.
"Erhil" aura lieu à la date convenue qui varie selon les traditions familiales, entre une semaine et une année après le mariage. Cependant, il arrive que celui-ci n’intervienne qu’après la naissance du premier enfant.
Les infrastructures culturelles
La région de laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra est dotée d’une maison de culture qui a été inaugurée le 11 Janvier 2001.
Située dans un grand complexe culturel dans la ville de Laâyoune, cette maison de culture comprend un musée dédié aux arts sahariens, un conservatoire de musique et une salle polyvalente.
Le conservatoire de musique fondé par le Ministère de la Culture, a pour but d’offrir à la population locale une formation dans le domaine musical et également, l’opportunité de faire valoir ses talents artistiques.
En effet, équipé de deux salles de cours, d’une salle de travaux pratiques, d’un petit théâtre et de divers instruments de musique, ce conservatoire, doté d’un corps enseignant hautement qualifié a enregistré 400 demandes d’inscription.
La ville de Laâyoune est par ailleurs dotée d’une salle polyvalente destinée à accueillir les différentes manifestations culturelles de la ville.
Cette salle est équipée de 300 sièges et d’une tribune de conférences.
La région de Oued Eddahab-Lagouira est également dotée de quelques équipements socio-culturels destinés aux jeunes ainsi qu’à la population féminine.
Ces équipements, localisés dans la ville Dakhla, consistent en un foyer féminin, une maison de jeunes et trois établissements de formation professionnelle.
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D – Economie
a - Agriculture, élevage et pêche
Agriculture
La superficie agricole utile (SAU) représente 1,20% de la superficie totale des provinces du Sud du Royaume. Par contre, les parcours occupent plus de 58% de la superficie totale.
La moitié de la superficie agricole utile des régions du Sud du Royaume se situe dans la région de Guelmim-Es-Semara.
Celle-ci dispose de tous les atouts pour le développement de ce secteur. La culture vivrière reste prédominante et est développée dans les lits des oueds, appelés les "foum", ainsi que dans les "gragras", dépressions naturelles aux sols limoneux déposés sur un fond argileux imperméable qui retient l'humidité.
Les nombreuses oasis dans les provinces de Guelmim, Tata et Assa-Zag sont irriguées par puisage, par drain (khettara) et par pompage. Dans cette région, la culture intensive, notamment en deux ou trois étages de végétation sur la même parcelle (culture basse maraîchère, arbres fruitiers, palmiers dattiers) produit des rendements parfois spectaculaires.
La mobilisation des ressources en eau et l’intensification de l’agriculture irriguée contribueraient incontestablement au développement de l’agriculture dans cette région.
Une étape importante a déjà été franchie avec les projets de périmètres irrigués dans les provinces de Guelmim, de Tan Tan et de Tata.
La région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra est caractérisée par deux types d’exploitation : les périmètres irrigués consacrés essentiellement à la production fourragère et à quelques cultures maraîchères et les graïrs, cuvettes au fond argileux peu perméables où s'accumulent les eaux de pluie ainsi que de la terre arable transportée par les inondations.
La région de Oued Eddahab-Lagouira bénéficie quant à elle des efforts continus déployés par les pouvoirs publics depuis 1979 et ce, notamment à travers le recours à des aménagements hydro agricoles.
Cette région est en effet dotée de 4 périmètres irrigués (Tawarta, Gguiba, Dhar El Houli, Tiniguir) situés dans les Gragras, dépressions humides à fond argileux.
Elevage
L'élevage constitue une activité prédominante dans les provinces du Sud du Royaume. Cette activité concerne aussi bien les camelins et les caprins que les ovins et, dans une moindre mesure, les bovins destinés à une production laitière intensive.
A l’instar des autres régions du Royaume, L’élevage tient une place prépondérante dans l’économie de la région de Guelmim-Es-Semara. Le Cheptel de cette région est très varié. Ainsi, ont été recensés 380.000 têtes de caprins, 320.000 têtes d’ovins, 33.600 têtes de camelins, et enfin 1.443 têtes de bovins.
L’élevage dans la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra est pratiqué de manière extensive. Le cheptel de cette région est important et est composé de camelins, de caprins, d’ovins et de bovins qui représentent respectivement 30%, 4%, 0,8% et 0,01% du cheptel national.
L’élevage dans la région de Oued Eddahab-Lagouira est essentiellement concentré dans le périmètre irrigué de Tawarta en raison de sa production fourragère. Le cheptel de cette région est constitué de camelins, de caprins, d’ovins et de bovins et son effectif n’a cessé d’augmenter depuis 1987 et a plus que doublé entre 1998 et 2001. Cette région est par ailleurs dotée de deux unités avicoles d’une capacité de 20.000 poulets/bande et de 45 coopératives d’élevage et d’approvisionnement ainsi que d’une association cameline.
Pêche maritime
Le littoral du Sud regorge de ressources halieutiques variées et abondantes, assurant 80% de la production des flottilles côtières et artisanales. Les capacités de production de la pêche avoisinent un million de tonne chaque année, dont une bonne partie est destinée à l'industrie.
En 10 ans, la pêche maritime dans ces régions a connu un rythme de croissance exceptionnel grâce, notamment, à la construction de 4 ports à Tan Tan, à Tarfaya, à Lâayoune El Marsa et à Dakhla.
Les prises débarquées aux différents ports des régions du Sud du Royaume ont atteint plus de 700.000 tonnes en 2002, soit 80% de la production nationale des flottilles côtière et artisanale. Ces débarquements ont enregistré un rythme de croissance exceptionnel: 242% en tonnage et 653% en valeur en dix ans.
Le développement spontané d'une activité intense de la pêche artisanale (8.000 barques artisanales recensées dans les provinces du Sud), confirme la rentabilité d'exploitation de la ressource, principalement le poulpe et le poisson blanc, obtenue à faible capitalisation. D'où la contribution de la pêche artisanale à la résorption du chômage et, par le biais de l'implantation de villages de pêche, au développement de l'armature urbaine côtière des provinces du Sud du Royaume.
D’une manière générale, la pêche maritime revêt une importance stratégique, du fait qu’elle représente le principal secteur à effet d'entraînement immédiat sur les activités connexes (industrie de transformation, commerce) ainsi qu'en termes de création d'emplois stables.
Par ailleurs, afin de mieux préserver les ressources halieutiques des côtes nationales, un repos biologique annuel de deux mois, du premier septembre au 31 octobre, a été instauré. Une commission de suivi, composée de l'ODEP, de l'INRH, du Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes ainsi que des associations de professionnels du secteur, veille à la mise en œuvre de cette décision.
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b - Energie, mines et industries
Mines et Carrières
Les régions du Sud sont dotées de ressources minières considérables.
L'exploitation de celles-ci repose essentiellement sur l'extraction des phosphates et l'exploitation des carrières de sel et de sable.
Actuellement, des recherches et des prospections sont en cours pour déceler des gisements de métaux précieux, des minéraux industriels et du pétrole.
En effet, des gisements de métaux précieux sont prospectés dans la province de Tata et des minéraux industriels (zircon, sables siliceux, magnésite, potasse, sel gemme) dans la province de Guelmim et près de Dakhla. La recherche pétrolière, quant à elle concerne 3 zones continentales ainsi que la partie Tarfaya-Lagouira Offshore où l'ONAREP a passé 2 conventions d'exploration avec McGee et Total-Elf-Fina. L’exploitation des ressources est consacrée essentiellement à l'extraction des phosphates (gisement "Oued Eddahab" près de Boucraâ) et à l'exploitation des carrières de sel et de sable.
Ces recherches et prospections dépendent de la généralisation de la couverture du territoire en cartes géologiques. Le programme lancé par le BRPM pour une durée de 5 ans, avec un budget de 265 MDH, donne la priorité à Aousserd, Dakhla, Boujdour, Laâyoune et Es-Semara.
Industrie
L’industrie est étroitement liée à la pêche et est localisée à proximité des ports.
En effet, les investissements réalisés au niveau des différents ports ont entraîné une croissance rapide des tonnages de pêche débarqués et le développement des installations des usines de transformation et de valorisation des ressources halieutiques.
D’une manière générale, les unités industrielles existantes sont caractérisées par :
- Une genèse, principalement due à la politique volontariste des pouvoirs publics et notamment aux divers encouragements consentis à l'investissement privé ;
- Une dépendance marquée vis-à-vis du secteur de la pêche maritime dont elles transforment les produits (conserveries, unités de farine et huile de poisson, congélation...).
Le secteur de l’industrie a sensiblement contribué à la résorption du chômage dans les provinces du Sud du Royaume. En effet, dans la région de Guelmim-Es-Semara, il a contribué à la création de 3.963 emplois dont 93% sont concentrés dans la ville de Tan Tan et de 3.000 emplois dans la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra.
Par ailleurs, l'expansion du potentiel industriel des provinces du Sud dépend de la promotion de l'investissement privé et de la diversification des activités et des débouchés.
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c - Infrastructures et urbanisation
Urbanisation
Les provinces du Sud ont connu une urbanisation rapide. En effet, au lendemain de la marche verte, celles-ci ont bénéficié des investissements de l’Etat dans différents domaines en rapport avec l’urbanisation, notamment l’implantation de nombreux équipements collectifs.
L’urbanisation dans la région de Guelmim-Es-Semara remonte à 1976. Elle a atteint un taux moyen de 61% et concerne plusieurs provinces, à des niveaux différents. En effet, selon le recensement de 1994, le taux d’urbanisation a atteint 92% dans la province de Tan Tan, 60% dans la province de Guelmim et seulement 30% dans la province de Tata.
La région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra a quant à elle atteint un taux d’urbanisation moyen de 90% et est structurée autour de 4 aires urbaines à structure linéaire.
Avec un taux d'urbanisation de 84,7%, la région de Oued Eddahab-Lagouira enregistre une très forte concentration au niveau de la ville de Dakhla qui accueille à elle seule environ 80% de la population de la région.
Infrastructures
Grâce aux efforts soutenus déployés par l'Etat, les régions du Sud sont actuellement dotées d'une infrastructure leur permettant de subvenir aux besoins des habitants et leur assurant des liaisons rapides avec le reste du pays d’une part, et avec l’étranger, d’autre part.
En matière d’infrastructure routière, la région de Guelmim Es-Semara est dotée d’un réseau routier de 5.228 Km, dont 2.167 Km revêtus.
Par ailleurs, les routes nationales de cette région s’étendent sur 885 Km.
La région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra a pour sa part connu une véritable mise à niveau du réseau routier.
En effet, dans le but d’assurer la liaison entre les régions du Sud et les autres régions du Royaume, l'Etat a procédé à la construction de :
- 964 Km de routes nationales dont 89% sont revêtues;
- 580 Km de routes provinciales ;
- 958 Km de routes communales.
La région de Oued Eddahab-Lagouira dispose d'environ 300 Km de routes provinciales revêtues et de 3.143 Km de pistes.
En matière d’infrastructure portuaire, les provinces du Sud du Royaume sont dotées de quatre ports dont un dans la région de Guelmim-Es-Semara (le port de Tan Tan), deux dans la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra (les ports d’El Marsa et de Tarfaya) et enfin le port de Dakhla dans la région de Oued Eddahab-Lagouira.
En matière d’infrastructure aéroportuaire, la région de Guelmim-Es-Semara compte deux aéroports situés à Es-Semara et à Tan Tan et un aérodrome situé à Guelmim. Les régions de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra et de Oued Eddahab-Lagouira sont dotées chacune d’un aéroport situé respectivement dans les villes de Laâyoune et de Dakhla.
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d - Commerce, artisanat et activités de services
Commerce
Le commerce, comme l’ensemble des autres secteurs a bénéficié du développement urbain et de l’aménagement de nombreuses infrastructures.
En effet, dans la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra, le commerce a connu des changements et une restructuration conformes aux nouvelles composantes et exigences commerciales et économiques.
Dans la région de Guelmim-Es-Semara, l’activité commerciale constitue l’une des activités économiques principales. Elle est organisée sous forme de petits commerces implantés essentiellement dans les villes de Guelmim et de Tan Tan et dans le cadre de souks hebdomadaires dans le milieu rural.
Dans la région de Oued Eddahab-Lagouira, l'activité commerciale occupe une place importante dans le tissu économique et est dominée par les produits alimentaires et l'habillement. La région compte 1.835 commerçants dont 43 grossistes et 1.792 détaillants, réalisant un chiffre d'affaires de l'ordre de 600 millions de dirhams.
D’une manière générale, le commerce qui constitue l’une des sources principales de revenu des populations du Sud est appelé à se développer en raison de la situation géographique privilégiée des provinces du Sud du Royaume, porte commerciale de l'Afrique du Sud sur le Maroc.
Artisanat
Dans les régions du Sud du Maroc, la richesse des traditions nourrit un artisanat extrêmement varié.
Activité ancestrale des tribus nomades, l’artisanat est organisé dans le cadre de coopératives. Il regroupe diverses activités consistant notamment à transformer des matières premières naturelles, telles que la laine, le duvet, le cuir caprin et camelin, le cuivre, l'argent, et les émaux de couleurs en produits utilitaires ou en objets d'art (bijoux, dinanderie….).
La région de Guelmim-Es-Semara est caractérisée par un artisanat varié. La province de Tan Tan est réputée pour la fabrication de très beaux bijoux en argent et spécialement des pendentifs en argent filigrané renfermant des talismans, de même qu’elle est connue pour l’utilisation du cuir dans la fabrication de plusieurs objets.
La province de Guelmim est quant à elle réputée pour la production de bijoux fabriqués en argent émaillé, généralement volumineux et lourds.
Cette province doit aussi sa célébrité à ses produits artisanaux fabriqués en cuir, ainsi qu’à une assez grande production de Derraas et de Gandouras.
Les provinces de Guelmim, Tan Tan et Tata offrent aux collectionneurs des produits d’artisanat aux formes simples et harmonieuses.
Les zones montagneuses recèlent quant à elles un savoir précieux en matière de tissage.
Plus généralement, les produits artisanaux de cette région sont destinés à la vente dans les souks, bazars et criées des grandes villes du Royaume.
Dans la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra, l'artisanat porte sur le travail du cuir et du crin de chèvre et des dromadaires, mais également sur la transformation de l'argent, des émaux de couleur et de l'argile en produits utilitaires ou en objets d'art.
Cette région est aussi réputée pour le travail des métaux et plus particulièrement la fabrication des koumia, bracelets, pendentifs, plateaux en cuivre et autres éléments décoratifs mais également pour l'incrustation de métaux et d'os dans le bois pour la confection de colliers, d’amulettes, de fétiches, d’armes, d’instruments de musique, de pipes et de montures de chameaux.
L’artisanat de cette région est également marqué par le tannage des peaux de chameaux, de chèvres, de moutons, d’antilopes ou de gazelles pour la confection de sacs, de tabatières, de seaux d'eau, de coussins, de gourdes, d’étuis...et par la fabrication de vêtements : Haïk, Derraate.
Dans la région de Oued Eddahab-Lagouira, l’artisanat considéré comme l’une des activités principales, se caractérise par sa qualité et sa diversité.
Les artisans de cette région recèlent un savoir précieux, notamment en matière de joaillerie, de menuiserie et de couture.
Le nombre d’associations dans le domaine de l’artisanat témoigne de la place qu’occupe ce secteur dans l’économie de cette région.
D’une manière générale, cette activité qui contribue à la création d’emploi a subit une profonde mutation en raison du changement des habitudes de consommation de la population et de la sédentarisation des nomades. Par ailleurs son développement devient de plus en plus tributaire du développement du tourisme dans les provinces du Sud du Royaume.
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e - Secteur du tourisme
A l'instar des autres régions du Royaume, les provinces du Sud sont dotées d'un patrimoine naturel et culturel considérable. En effet, la singularité des paysages de ces régions, font de celles-ci une destination de rêve tant pour les nationaux que pour les touristes venant des quatre coins du globe. En témoignent, à titre d’exemple les sites néolithiques, paléolithiques et de nombreux vestiges datant de la Dynastie Omeyade.
Le potentiel offert par la nature, tels que les grands espaces côtiers vierges, devrait permettre le développement d'activités touristiques balnéaires.
Par ailleurs, la préservation des sites naturels et la réalisation d’aménagements de grande envergure, sous forme de projets intégrés de qualité, contribueraient incontestablement au développement du tourisme.
Une étape importante a déjà été franchie avec l'insertion du site Plage blanche près de Guelmim dans le Plan Azur.
Mis à part le balnéaire, les provinces du Sud bénéficient de nombreux atouts offrant une variété d’activités touristiques. Ces provinces ont une géographie qui se prête au tourisme d’aventure, de sport et de dépaysement (randonnées désertique, trekking …). Elles offrent également un tourisme de découverte, en raison notamment de la diversité des ressources naturelles et des formes architecturales (réserve de Naïla, Baie de Dakhla, oasis, ksours,...)
La richesse et la diversité du potentiel naturel des régions du Sud du Royaume sont autant d’appels au voyage pour la découverte de ces magnifiques régions des hommes bleus connus pour leur grande hospitalité, régions qui n’ont pas encore fini de livrer leurs mystères et leur beauté.
Par ailleurs, la proximité de ces provinces des îles Canaries ainsi que les avantages octroyés par les pouvoirs publics aux investisseurs et aux tour-opérateurs constituent autant d’éléments qui garantissent le développement de ce secteur porteur de l’économie.
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E – Environnement et développement durable
La protection des ressources naturelles, corollaire des stratégies de développement durable a depuis fort longtemps été l’un des centres d’intérêt privilégiés du Royaume. En témoignent le discours Royal du 12 mai 2004 à l’occasion de l'inauguration de la première Session du Conseil Supérieur de l'Aménagement du Territoire National, la Convention Africaine pour la conservation de la nature et des ressources naturelles du 15 septembre 1968, et enfin la convention de Bonn du 24 juin 1982.
Des résolutions salutaires ont été mises en ouvre à dessein de protéger des sites aussi distingués que la "Duna Blanca" dans la Baie de Dakhla, la côte des phoques moines entre le Cap barbas et Lagouira, et le parc de l'Adrar Souttouff, de la lagune d’Achfenir au nord de Tarfaya et de Gueltat Zemmour.
Le Parc National de Dakhla
Le Parc National de Dakhla fut créé en 1992 sous l'égide du groupement pluridisciplinaire BECOM-SECA, DPA et l'INRH, dans le but de protéger 2 millions d'hectares couvrant deux unités physiographiques : la côte des phoques moines et l'Adrar Souttouf, immense reg intérieur parsemé de buttes gréseuses au relief souvent allongé.
La côte des phoques moines
La côte des phoques moines se caractérise par le paysage singulier de la falaise d'Aguerguer. Cette côte compte de nombreuses grottes et arches. Ces reliefs, formés suite à l’érosion, abritent les rares phoques moines qui subsistent. Ces espèces en voie d’extinction, convoités pour leur peau et leur graisse, ont été victime d’un braconnage intensif durant les conquêtes portugaises. En l’espace d’un siècle, leur nombre est passé d'environ 10.000 à moins de 150.
Répondant à la volonté Royale d’assurer la protection de l'environnement et de garantir le développement durable, et dans le cadre de la convention de Bonn du 24 juin 1982 relative à la préservation des espèces migratoires, le Maroc a choisi d’intégrer le plan de sauvegarde du phoque moine de l'Atlantique Oriental. A cette fin, il a été procédé, lors des réunions tenues à Dakhla du 12 au 15 octobre 2004, à la rédaction d’une charte et d’un plan de sauvegarde des phoques moines dans la région de Oued Eddahab-Lagouira.
Le parc de l'Adrar Souttouf
Le paysage du parc de l'Adrar Souttouf est constitué de plaines ensablées, recouvertes de cailloux. A l'Ouest en direction de Bir Gendouz, on y observe de nombreuses cuvettes appelées graras dans lesquelles se concentrent les eaux de ruissellement. Dans le quart S-E, on pénètre dans le massif ancien de l'Adrar Souttouf qui se prolonge en Mauritanie.
Les terrains du reg sont trop perméables pour retenir les eaux de pluies d'automne, et trop plats pour permettre leur ruissellement. L'eau s'accumule donc dans le sous-sol, aussi y trouve t-on de nombreux puits.
En direction de Tichla, apparaissent des îlots montagneux, peu élevés excédant rarement 300 m d'altitude, autrefois, peuplés par des autruches et des gazelles. Il ne subsiste actuellement que des fennecs, des dromadaires sauvages et de nombreux reptiles.
Sur le plan archéologique, l'Adrar Souttouf renferme de nombreux sites datant du Néolithique. En témoignent les dessins rupestres, les nécropoles, les tombeaux pré-islamiques, les tumulus et des « villages » constitués de maisons de pierre en forme d'iglou.
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